Dès 1759, les anglais s’emparent de la Guadeloupe et commencent à araser le Morne-Refermé, situé à l’ouest de la Grande-Terre, et y installent un comptoir commercial avec quelques hangars et maisons. Le sommet du Morne est, initialement occupé par quelques cases de pêcheurs.
En 1763, la Guadeloupe est restituée à la France par l’Angleterre suite au Traité de Paris en échange, entre autres, de la perte de la grande Louisiane.
En 1764, la « Ville du Morne-Renfermé » est officiellement reconnue le 31 mai par le gouverneur Bourlamaque.
Le bourg naissant, fondé par les anglais, prend alors de plus en plus d’importance dans la colonie et le développement de son trafic maritime. Le dragage de la baie permet d’accueillir progressivement des navires de plus en plus imposants en les faisant remonter toujours plus au nord de la baie.
1772 : Le nom de la ville n’étant pas encore arrêté entre « Ville du Morne-Renfermé » et « Pointe-à-Pitre« , le gouverneur fait part au roi du souhait de la population qu’elle soit finalement baptisée « Louis-Ville » .
Finalement, la « Ville du Morne-Renfermé » qui est usité tant par la population que l’administration et les armateurs sur les connaissements maritimes.
Novembre 1784, la ville reçoit officiellement le nom de « Pointe-à-Pitre » par décret.
Le 25 Fructidor, an II (11 septembre 1794), le décret n° donne à Pointe-à-Pitre le nom de « Port de La Liberté » .
Le « fort du Gouvernement » prend alors le nom de « Fort La Victoire » , fort dans lequel seront enfermés le capitaine Lacrosse et bien d’autres.

Extrait Bulletin des Lois – Collection privée
Le nom « Pointe-à-Pitre » sera rétabli avec l’annulation des lois de la Convention en 1802.
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Sources : « Pointe-à-Pitre Ville d’art et d’histoire – le Guide« , Monum – 2006
Documents : Collection David Grégoire

