Hégésippe Jean Légitimus, né le 8 avril 1868 à Pointe-à-Pitre (sur le boulevard intérieur, actuel boulevard Hanne/Chanzy) et mort le 29 novembre 1944 à Angles-sur-l’Anglin, est l’une des figures les plus marquantes de la vie politique guadeloupéenne et française sous la IIIe République.
Dans le cadre de la construction de l’usine Darboussier, dès 1868 il est prévu d’aménager une voie ferrée destinée à transporter la canne à sucre en provenance des communes du centre de l’archipel. Celle-ci est d’abord acheminée depuis les zones agricoles vers l’usine par cabrouet (charrette) sur terre, puis par chalands à fond plat empruntant les rivières via le Grand-Cul-de-Sac Marin et le Petit-Cul-de-Sac Marin.
Bien avant l’arrivée des Européens dans les Caraïbes, les îles étaient habitées par des peuples aux cultures riches, complexes et profondément enracinées dans leur environnement. Parmi eux, les Kalinagos, souvent appelés “Caraïbes”, occupent une place centrale dans l’histoire des Petites Antilles.
Fond Laugier est un des quartiers les plus anciens de Pointe-à-Pitre. Témoin de la mutation de la zone pour des besoins d’habitats, la ville n’a cessé de gagner sur des terres marécageuses et des mornes environnants.
Deux quartiers emblématiques de la mémoire vivante du carnaval guadeloupéen
Un mas populaire né à Pointe-à-Pitre
Le « Mas a Senjan » est l’un des plus anciens groupes carnavalesques populaires de Guadeloupe (hormis « Mas Vyéfò » / « Mas a Miwa » ). Connu à l’origine sous le nom de « Mas a Mokafa » ou « Mas a Kongo » , il est attesté à Pointe-à-Pitre dès la fin des années 1930. Le groupe prend forme sur les quais du port de Pointe-à-Pitre, au sein de la communauté des dockers, appelés « bon-boatiers » mais aussi des garçons-bouchers.
Né le 1ᵉʳ janvier 1885 à Port-Louis, Charles BOISEL mène une carrière éclectique. Passionné de philatélie, il occupe tour à tour les fonctions de conservateur de bibliothèque à Pointe-à-Pitre, représentant de commerce. Il est aussi l’un des photographes et éditeurs majeurs de cartes postales de la 1ere moitié du 20e siècle.
Les maisons en fer et en brique des années 1870-1880 appartiennent à une phase très particulière de l’histoire de l’architecture et de la construction, marquée par l’essor de la révolution industrielle et par l’expérimentation de nouveaux matériaux et techniques.
Née en 1764, la Pointe-à-Pitre du XIXᵉ siècle, s’impose au fil du temps comme la plaque tournante économique de la Guadeloupe. Située entre Grande-Terre et Basse-Terre, son port devient un centre d’échanges incontournable entre l’Europe, l’Afrique, les Amériques et l’Asie. Cette effervescence commerciale attire marchands, imprimeurs et intellectuels : un terreau idéal pour voir naître une presse locale indépendante.
Au n°49 de la rue Peynier, sur une parcelle attenante à l’ancien hôpital militaire (lycée Carnot), le négociant pointois DAIN fit édifier vers 1885 une vaste demeure familiale, divisée en deux appartements.
Dès 1817, un plan directeur d’aménagement de Pointe-à-Pitre est établi. Il prévoit l’installation de l’éclairage public, la réfection des rues et trottoirs, ainsi que le renforcement des quais. Ces travaux façonnent en grande partie la configuration actuelle de la ville, à l’exception des quais qui, après le cyclone de 1928, seront entièrement reconstruits.
C’est avec une immense joie que nous avons accueilli, le 5 août 2025, l’annonce officielle de l’attribution du label « Ville d’Art et d’Histoire » (VAH) à la ville du Moule. Cette reconnaissance vient couronner plusieurs années d’engagement de la commune en faveur de la valorisation du patrimoine.
Quartier relativement récent par ses constructions modernes, la Marina de Pointe-à-Pitre (que les noctambules surnomment souvent « Marina du Gosier » ) constitue aujourd’hui une aire urbaine dynamique en pleine évolution, bâtie sur un territoire dont la riche histoire est peu connue.
Le lundi 28 avril 2025 à 19:00 avait lieu, au Pavillon de la ville, une réunion d’information organisée par la ville sur les travaux envisagés sur le monument historique classé.
Le B.U.M.I.D.O.M. (BUreau pour le développement des MIgrations intéressant les Départements d’Outre-Mer) est officialisé par l’arrêté du 26 avril 1963 publié le 7 juin. La Guadeloupe, la Martinique et la Réunion sont concernées.
Suite à de nombreuses catastrophes d’origine naturelle ou humaine tels les tremblements de terre, les cyclones et les incendies, Pointe-à-Pitre a su se réinventer et s’adapter aux différents courants architecturaux à travers les époques.
Vous êtes nombreuses et nombreux à témoigner vos souvenirs et votre attachement à La Renaissance.
Merci pour ce partage émouvant :
Cinéma-Théâtre la Renaissance, place de la Victoire, Pointe-à-Pitre, Guadeloupe.
______
« Façade magnifique, cinéma où j’ai vu plusieurs films dans ma jeunesse! »
Anonyme
______
« sauvez cette façade, merveilleux patrimoine pointois »
Anonyme
______
« La sauvegarde du patrimoine est la sauvegarde de la mémoire du pays et donc de l’histoire il faut absolument arrêter de tout effacer, tout démolir et surtout quand des solutions sont possibles »
Anonyme
______
« Parce qu un tel monument fait partie de l histoire et Pointe à Pitre en vaut la peine »
Anonyme
______
« Une ville qui a une âme »
Anonyme
______
« C’est important de sauvegarder cet édifice il fait parti de la place de la Victoire et sa façade est magnifique »
Pointe-à-Pitre a obtenu le label « Ville d’art et d’histoire » en 2003 délivré par le Ministère de la Culture. Une convention avait alors été signée entre les différentes parties. Ce label dure 10 ans et la prolongation du dispositif se fait habituellement par la signature du renouvellement de la convention.
Le mercredi 19 février 2025 à 14h00 a eu lieu une conférence de presse sur la Place de La Victoire, devant le chantier de reconstruction de la façade de la Renaissance.
Oubliée, l’histoire du bagne flottant de Pointe-à-Pitre résonne comme un silence assourdissant dans l’histoire de la ville mais aussi du Petit et du Grand-Cul-de-Sac Marin, reliés par la Rivière Salée.
En 2023 , nous vous alertions sur le cas de cette villa de ville pointoise, témoin du passé maritime de la ville de Pointe-à-Pitre, de son port et des métiers inhérents à son fonctionnement et du patrimoine immatériel : la mémoire des Pointois.
Né au Gosier le 9 novembre 1873 sous le matronyme RENÉ, fils d’un esclave affranchi (Hyacinthe BOISNEUF), Achille est reconnu par la famille BOISNEUF et vit à Pointe-à-Pitre. Dans cette ville, il étudie au lycée Carnot.
Chaque année, le 31 mai marque la date anniversaire de la fondation de la ville de Pointe-à-Pitre. En effet, c’est le 31 mai 1764 que le gouverneur François Charles de BOURLAMAQUE émet une ordonnance pour la création d’un bourg situé sur le Morne Renfermé (emplacement actuel correspondant : au Quartier du Port / aux rues Achille René Boisneuf, Delgrès et Peynier).
Notre association est heureuse, pour le patrimoine immatériel et matériel de Pointe-à-Pitre, de la pose d’une plaque sur la façade de la maison natale située au 15 rue Alexandre Isaac, de l’auteure guadeloupéenne, lauréate du prix Nobel Alternatif 2018 de littératureMaryse CONDÉ, en ce mardi 26 mars 2024 à 16h30.
Cette date marque l’arrivée du bateau nantais « L’Aurélie » le 24 décembre 1854, en provenance d’Inde et plus particulièrement de Pondichéry. Il débarque à La Darse le premier convoi de 314 travailleurs indiens engagés sous contrat après plusieurs semaines en mer et deux océans traversés. Le dernier convoi (sur 93 au total) amenant 600 travailleurs, lui, sera effectué sur le navire « Nantes Bordeaux » le 31 janvier 1889. Les guadeloupéens indo-descendants obtiennent la nationalité française en 1923, fruit du combat d’Henry SIDAMBAROM.
Le 17 décembre 2021 était annoncée, devant la Renaissance encore “debout” lors d’une première conférence de presse publique, la démolition de cette dernière ainsi que celles de l’ancienne clinique Saint Nicolas et la Maison de Marie-Galante.
Les 12, 13 et 14 mai 2023 marquent les cent ans du « Concours-Exposition Artistique et Agricole » de Pointe-à-Pitre, la première exposition d’art en Guadeloupe.
Durant la semaine 22 de 2022, nous avons aperçu, accroché sur le mur de façade des Chantiers Viviès, un permis d’occupation de la voie publique signée par l’édile de la ville signalant l’imminence de la démolition des Chantiers Viviès.
1802 : 100 prisonniers faisant partie de la colonne d’Ignace, luttant contre le rétablissement de l’esclavage, sont fusillés sur la place de La Victoire.
En 1827, un théâtre fut construit au nord de la place de La Victoire, à l’emplacement de l’actuel kiosque à musique. Il fut détruit en 1843 par le tremblement de terre.
Depuis quelques semaines, des fouilles archéologiques préventives sont menées sur une parcelle se situant sur les quais de Pointe-à-Pitre. L’institut à mis au jour divers éléments présents dans le sol et a pu retracé une partie de l’histoire des lieux :
Une nouvelle fois, nous avons alerté les administrations et collectivités compétentes concernées par la dégradation avancée d’un monument historique, témoin et vestige industriel de la ville de Pointe-à-Pitre.
Il y a un peu plus de 2 ans, le 07 février 2019 vers 21h, la Maison Forier était emportée par les flammes. Un pan du patrimoine de la ville, symbole de la maison bourgeoise créole pointoise disparaissait, emportant avec elle le vécu et les souvenirs de ses occupants.
Le 25 janvier 2020, aux alentours de 16h, l’alerte était donnée, l’incendie de la Renaissance située sur la place de La Victoire, retentissait comme un coup de tonnerre à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe et au-delà.
L’histoire de la Renaissance, place de la Victoire; une histoire singulière :
En 1927, quatre pointois décident de créer une société (la société du théâtre de Pointe-à-Pitre) afin de lancer une souscription. Ils récolteront 400.000 francs de l’époque.