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La Souvenance Maison Schwarz-Bart

L’association Patrimoine Pointois tient à féliciter chaleureusement Simone Schwarz-Bart et l’association La Souvenance Maison Schwarz-Bart (facebook / instagram) ainsi que la commune de Goyave pour le travail effectué en collaboration depuis des années afin de réhabiliter ce lieu culturel mythique de la Basse-Terre et plus largement de la Guadeloupe.
Ainsi, c’est la maison de deux écrivains Simone et André Schwarz-Bart, lieu de vie chargé d’histoires, qui va pouvoir bénéficier de travaux conséquents grâce à la Fondation du Patrimoine tels que :

  • Gros œuvre ;
  • Charpente et couverture ;
  • Menuiserie ;
  • Revêtements des sols et des murs ;
  • Peinture.

Une fois les travaux réalisés, courant 2023 d’après le site de la Fondation du Patrimoine, le lieu devrait accueillir à nouveau des artistes, des expositions, des concerts et des conférences.

Le patrimoine matériel et immatériel sont l’âme d’un lieu, d’une ville, d’un pays, de l’humanité…

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L’histoire du Centre des Arts et de la Culture

En 1965, la municipalité de Pointe-à-Pitre désire faire construire un centre des arts mais également un espace politique.
L’idée de la construction du Centre des Arts et de la Culture est émise par le maire mais le ministre des Outre-mer ne suit pas l’idée. En effet l’état garantissait une prise en charge des travaux à 50% à condition que la gestion du centre soit indépendante et apolitique. 

Le bâtiment est réalisé sans argent de l’État, mais avec des prêts de la Caisse des Dépôts et Consignations et des fonds propres de la mairie. 

Le 23 février 1976 la construction du Centre des Arts et de la Culture débute sur d’anciens terrains marécageux des faubourgs occupés depuis plus d’un siècle par des “kaz 4 ròch” ou “on dé pyès kaz”, à l’emplacement du Faubourg Bébian et proche de l’ancien canal longeant le boulevard.
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En rouge, la délimitation du futur Centre des Arts et de la Culture

Il est conçu par l’architecte Jean Le Couteur.
Il est l’architecte et inventeur de la ville balnéaire du Cap d’Agde dans le sud de la France, ou encore de la cathédrale du Sacré-Cœur d’Alger et de nombreux édifices en béton à travers le monde.
Il est aussi l’architecte de la Cité du Raizet pour l’opération “Terrain Caruel“.

Le 1er novembre 1977 “l’anneau brisé” est inauguré.
Allégorie de la Liberté, il est le 1er mémorial dédié aux héros de la luttes contre l’esclavage.
Il est réalisé par le sculpteur Henri Martin-Granel.
L’anneau brisé” rend hommage à Delgrès, Ignace, Solitude et tous les autres Héros. Géolocalisation

La première manifestation culturelle se déroule en 1977 et l’inauguration officielle a lieu le 23 mars 1978.

C’est aussi en 1978 que la sculpture “La Ronde de l’Amitié“, conçue par le sculpteur Jean-Claude Echard, est installée devant du Centre des Arts.
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En 1989, le groupe Kassav’ y fête ses 10 ans de carrière :


Miles Davis se produit le mercredi 7 février 1990 à 20h :

Le 31 décembre 1992, l’association “Jazz à Pointe-à-Pitre“, ayant son siège au Centre des Arts et de la Culture, est créée.

Le Centre des Arts et de la Culture ferme ses portes en 2009 après 32 ans d’activités.
Tant d’artistes s’y sont produits, tant de concerts y furent donnés, tant de guadeloupéens se souviennent encore des cours de piano, des cours de danses, des salons du livre au mois d’avril ou des spectacles pour enfants le mercredi après-midi…

De 2015 à 2019, les travaux de confortement parasismique de la grande salle ainsi que la construction de la nouvelle partie, plus grande que l’ancienne démolie une décennie plus tôt, sont effectués.

Aujourd’hui, le gros œuvre est quasiment terminé. L’habillage intérieur et extérieur ainsi que les réseaux restent à réaliser.
Depuis le 5 juillet 2021, le Centre des Arts et de la Culture est occupé par un Kolektif d’artistes qui y organise de nombreux évènements culturels et des visites et réclame aux décideurs que ce lieu de vie d’arts et de culture soit terminé est remis à nouveau à la disposition du public.

Il est temps d’écrire la suite de l’histoire de ce lieu mythique des Arts et la Culture pour Pointe-à-Pitre et pour la Guadeloupe ! 

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Il y a 37 ans…Velo

Vélo nous quittait il y a 37 ans…

Marcel Lollia, dit “Vélo”, né le 7 décembre 1931 à Pointe-à-Pitre.

Né de parents ouvriers à l’usine Darboussier, il fréquente très tôt le quartier de Carénage et de Fond Laugier où il joue du Ka avec l’association VELO de son père, Vénance Lollia. Il est initié par le maître tanbouyé Carnot. Il se produit dans les bals, les fêtes municipales mais aussi dans les cours Selbonne, Zamia et Lacrosse.

Il est repéré par Madame Adeline (Man Adline) qui tient un commerce sur la place de la Victoire. Il rejoint ainsi sa troupe de danseurs et musiciens la Briscante et joue sur les paquebots amarrés au port de Pointe-à-Pitre le temps de leur escale. Puis il se produit à Paris avant de revenir en Guadeloupe. En 1978 il déboule avec des condisciples dans les rues de Pointe-à-Pitre, habillés de vêtements de récupération, ce qui leur vaudra le surnom “mé a ki yo ?”. Il fut membre fondateur du groupe Akiyo qu’il quitta peu de temps après.

Très malade, il décède le 5 juin 1984. Son corps est exposé à la foule durant trois jours aux abords du kiosque à musique de la place de la Victoire. La messe de son enterrement sera l’occasion pour le ka et la langue créole de rentrer pour la première fois dans l’église St-Pierre et St-Paul.

Une première sculpture en résine époxy a été installée en 2004 au croisement des rues de Nozières et St-John Perse, puis remplacée par une sculpture en bronze en 2014. Toutes deux réalisées par l’artiste guadeloupéen à la demande du groupe Akiyo.

Pour aller plus loin, le livre ci-dessous coécrit par Carnot en 1986, relate la rencontre et la collaboration entre Carnot et Vélo ainsi que l’époque de la Briscante :

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31 mai 1764

En ce 31 mai 2021, notre ville de Pointe-à-Pitre fête ses 257 ans d’existence.
(Re)découvrez son histoire dans la vidéo :

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27 mai

C’était un 27 mai…

1802 : Le reste des prisonniers de la colonne d’Ignace sont fusillés à Fouillole en bord de mer. Leurs corps sont jetés à l’eau.


1848 : La 2eme abolition de l’esclavage est proclamée en Guadeloupe par le gouverneur Layrle.

En ce matin du 27 mai 1848, le gouverneur reçoit une députation à 6h00 du matin, (délégation de représentants de la ville de Pointe-à-Pitre envoyée la veille par son conseil municipal  ayant voté pour la demande de l’abolition de l’esclavage auprès du gouverneur Layrle).

“Elle est sollicitée comme moyen de salut public.”

Proclamation du maire. 

Le conseil municipal de Pointe-à-Pitre convoqué le 26 mai à midi en séance extraordinaire.

Le maire donne lecture des pièces officielles reçues de la Martinique :

1er la proclamation du gouverneur M. Rostoland du 22 de ce mois, demandant le concours des honnêtes gens pour réprimer les désordres.

2ème d’une autre du maire de St. Pierre demandant le même concours et annonçant que le conseil municipal vient de demander au gouverneur l’abolition de l’esclavage.

Deux propositions, celle du Maire donne la paix et la seconde la guerre et la guerre civile.

Proclamation du maire de Pointe-à-Pitre :

“Je conçois les alarmes en présence des évènements graves et des malheurs déplorables dont notre sœur, la Martinique vient d’être le théâtre : mais rassurez-vous, il ne sera pas dit que l’esprit de sagesse et de modération dont la classe esclave de la population jusqu’ici fait preuve restera sans récompense : il ne sera pas dit que nous abuserons de ce bon esprit ou de notre force pour retarder plus longtemps le bienfait de la liberté.

Le maire, Champy.”

“En présence de ces faits qui font naître l’impossibilité de maintenir plus longtemps ici le régime de l’esclavage, le Gouverneur propose de prononcer l’émancipation immédiate des esclaves de la Guadeloupe.

A l’unanimité le conseil privé appuie cette mesure devenue d’une indispensable nécessité dans la situation actuelle de la colonie.

Le gouverneur décide que nulle disposition répressive ou restrictive n’accompagnera la proclamation de la liberté.”

Sources : 

-Pointe-à-Pitre, Urbanisme et architecture religieuse, publique et militaire XVIIIè et XIXè siècles.

-Délibérations du Conseil privé, séance du 27 mai 1848

-Gazette officielle de la Guadeloupe : 31 mai 1848

-Société d’Histoire de la Guadeloupe :


1967 : Deuxième jour de révolte syndicale et ouvrière dans Pointe-à-Pitre. La lutte et la répression s’étendent jusque dans les faubourgs de la ville.

Témoignages en podcasts sur Mé 67 sur La Médiathèque Caraïbe

Rapport de la Commission d’information et de recherche historique sur les événements de décembre 1959 en Martinique, de juin 1962 en Guadeloupe et en Guyane, et de mai 1967 en Guadeloupe.

Fresque dont la maquette est signée de l’artiste Sanmyel, installée en 2007 sur la droite du mur d’enceinte du collège Nestor de Kermadec et restaurée en 2020 leur rend hommage.

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26 mai

C’était un 26 mai…

1802 : 100 prisonniers faisant partie de la colonne d’Ignace, luttant contre le rétablissement de l’esclavage, sont fusillés sur la place de La Victoire.

Le monument au “sang chaînes, 100 chaînes, sans chaîne”, situé sur le sud-ouest de la place, leur rend hommage.

1848 : Ce jour-là, un conseil municipal extraordinaire est convoqué à midi à Pointe-à-Pitre par le maire Théodore Champy. Le maire donne lecture de documents officiels en provenance de la Martinique : proclammation du gouverneur de Rostoland, lettre du maire de St-Pierre proclammant l’abolition de l’esclavage. 

T. Champy propose une demande similaire au gouverneur de Guadeloupe. 

L’abolition sera proclamée le lendemain, le 27 mai 1848, par le gouverneur Jean-François Layrle par crainte de soulèvement populaire. En effet, depuis plusieurs mois la tension se fait sentir à Pointe-à-Pitre…Le 6 mai 1848, “Le journal l’Avenir fait allusion à une émeute provoquée par l’arrestation d’un “nègre marron” sur les quais de la ville de Pointe-à-Pitre. Le conseil municipal est sensible à cette tension. Son inquiétude s’accroît à la nouvelle des évènements dramatiques de St-Pierre : devant l’émeute des esclaves et des libres de couleur, le gouverneur Rostoland a dû proclamer l’émancipation, anticipant sur les décisipons de Paris.”

Ce n’est que le 7 juin 1848 que le décret d’abolition de l’esclavage arrivera à la Darse par bateau depuis la Martinique, porté par le général Gâtine.

De nos jours, une rue porte le nom de Champy et le quai Est (devant l’ex Forum Caraïbe) porte le nom de Gâtine.

Sources : 

-Histoire des Communes Antilles-Guyane. 

-Pointe-à-Pitre, Urbanisme et architecture religieuse, publique et militaire XVIIIè et XIXè siècles.


1967 : A lieu une révolte ouvrière et syndicale place de La Victoire : Des négociations salariales se déroulent entre les syndicats ouvriers et le patronat à la chambre de commerce (aujourd’hui CTIG) notamment sur des salaires, sans succès. Vers 15h, les évènements dégénèrent. Les militaires sont envoyés en renfort depuis la base de la Martinique. Ils tirent à balles réelles sur les civils tandis qu’ils utilisent notamment des conques de lambis. Officiellement, une 60aine de syndicalistes et ouvriers sont tués dont Jacques Nestor (26 ans). Ces évènements dramatiques sont connus sous le nom de “Mé 67“.

Témoignages en podcasts sur Mé 67 sur La Médiathèque Caraïbe

Rapport de la Commission d’information et de recherche historique sur les événements de décembre 1959 en Martinique, de juin 1962 en Guadeloupe et en Guyane, et de mai 1967 en Guadeloupe.

Le monument au “sang chaînes, 100 chaînes, sans chaîne”, situé sur le sud-ouest de la place, leur rend hommage ainsi qu’une fresque dont la maquette est signée de l’artiste Sanmyel, sur la droite du mur d’enceinte du collège Nestor de Kermadec, installée en 2007 et restaurée en 2020.

Sources : témoignages.

Fresque dont la maquette est signée de l’artiste Sanmyel, sur la droite du mur d’enceinte du collège Nestor de Kermadec, installée en 2007 et restaurée en 2020
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le 25 mai 1802

Statue d’Ignace indiquant la direction de Baimbridge, rond-point Ignace, boulevard des Héros, Abymes.

Joseph Ignace, officier des troupes républicaines, et ses compagnons luttant contre le rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe seront fusillés près de Pointe-à-Pitre, au fort de Baimbridge; la tête de Joseph Ignace (défigurée par une arme à feu) est ensuite présentée à plusieurs endroits de Pointe-à-Pitre.

Sources :  Pointe-à-Pitre, Urbanisme et architecture religieuse, publique et militaire XVIIIè et XIXè siècles.

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Un théâtre sur la place


En 1827, un théâtre fut construit au nord de la place de La Victoire, à l’emplacement de l’actuel kiosque à musique.
Il fut détruit en 1843 par le tremblement de terre.
Un autre théâtre fut construit dès 1857 sur l’emplacement de l’ancien théâtre détruit en 1843. Il sera inauguré en 1862.
Des décorations peintes seront réalisées par l’artiste guadeloupéen Armand Budan. Il était richement décoré de boiseries sculptées, de sièges et rideaux de velours rouge et de fresques.
Le foyer du théâtre servira notamment de salle pour les représentants de la ville, les maisons utilisées pour se réunir, rue Achille René-Boisneuf, ayant été détruites lors de l’incendie de 1871.
Construit tout en bois, il sera à son tour détruit par le feu en 1882.

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Un pan de l’histoire Pointoise

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Fouilles archéologiques préventives sur les quais

Depuis quelques semaines, des fouilles archéologiques préventives sont menées sur une parcelle se situant sur les quais de Pointe-à-Pitre.
L’institut à mis au jour divers éléments présents dans le sol et a pu retracé une partie de l’histoire des lieux :

“La fouille archéologique préventive de Pointe-à-Pitre vient de se terminer… Elle s’est déroulée pendant cinq semaines avec une équipe de 4 personnes.
Elle a permis de mettre au jour des aménagements liés au port. La présence de maçonneries associées à une maison d’habitation a été observée, ainsi que les traces d’un séisme, probablement celui de 1843. Ce sont ensuite des entrepôts qui sont reconstruits, aménagés de sols dallés dans lesquels des chaudières ont été installées ainsi que des canalisations conservant de nombreuses pipes en terre dans leur comblement… Ça vous dit quelque chose ☺️?
Après la réalisation du terrain, c’est l’étude de post-fouille qui va commencer et qui nous permettra d’affiner l’analyse des vestiges mis au jour sur la parcelle.”
Source vidéo et texte : https://www.instagram.com/p/COJHp8-n3jK/?igshid=y5qz6u0mdtx6